Le diagnostic du cancer peut débuter à la suite d’un dépistage organisé et/ou individuel, de l’apparition de symptômes ou d’une détection fortuite au décours d’un examen. Dans le cas d’une suspicion de cancer, un certain nombre d’examens doivent être réalisés pour confirmer le diagnostic du cancer et en évaluer le stade.


Le diagnostic du cancer

Le diagnostic de cancer peut être posé grâce à l’examen anatomopathologique (examen de tissus ou d’organes, prélevés par biopsie ou lors d’une chirurgie) ou cytologique (examen de cellules, sanguines par exemple) selon les cas. Ces examens servent également à préciser le type de cancer.

Des tests moléculaires (tests de génétique moléculaire tumorale/de biologie moléculaire) peuvent être réalisés sur ces prélèvements, et mettre en évidence dans certains cas une mutation des cellules tumorales. Cette mutation peut alors contribuer à valider ou affiner le diagnostic du cancer, et/ou à orienter la stratégie thérapeutique si un médicament spécifique à cette mutation (thérapie ciblée) est disponible. Le recours à une RCP d’expertise moléculaire peut être nécessaire, par exemple en cas de mutation rare ou pour faciliter l’accès du patient à une thérapie ciblée innovante.

Le stade de la maladie est évalué grâce à un bilan d’extension, qui va vérifier si d’autres organes sont atteints. Il peut faire appel selon les cas à des examens d’imagerie médicale, de médecine nucléaire (exemple : TEP-scanner), voire à des biopsies ou prélèvements divers.

Le dépistage des cancers

L’objectif du dépistage est de pouvoir diagnostiquer un cancer à un stade précoce, non symptomatique, afin de favoriser les chances de guérison. Ainsi, si un cancer est suspecté lors d’un examen de dépistage, il sera nécessaire de recourir à des prélèvements cellulaires ou tissulaires et à leur analyse anatomo-cyto-pathologique, pour poser un diagnostic précis.

Le dépistage des cancers peut être fait dans le cadre des dépistages organisés du cancer. C’est désormais, depuis le 1er janvier 2024, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) qui impulse et coordonne la stratégie et le déploiement des invitations et relances des trois programmes nationaux de dépistage organisé :

Dépistage organisé du cancer du sein

Les femmes de 50 à 74 ans sont invitées tous les 2 ans à se faire dépister (mammographie et examen clinique).

Dépistage organisé du cancer colorectal

Les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont invités tous les 2 ans à réaliser un test de recherche de sang dans les selles.

Dépistage organisé du cancer du col de l’utérus

Les femmes entre 25 et 65 ans sont invitées à se faire dépister selon les intervalles recommandés en fonction de leur âge :
– entre 25 et 29 ans : 2 examens cytologiques à 1 an d’intervalle, puis 3 ans plus tard si le résultat des deux premiers est normal
– entre 30 et 65 ans : un test HPV tous les 5 ans, à débuter 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l’absence de dépistage antérieur.
Dernière modification le 19 Juil 2024

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