Définis par l’Instruction de la DGOS du 23 février 2017 comme faisant partie intégrante du parcours de soins pour tous les patients atteints de cancer (et leurs proches pour le soutien psychologique), les soins oncologiques de support (SOS) doivent être garantis dès l’annonce de la maladie à l’après cancer, ainsi qu’en phase palliative.


Les généralités sur les soins de support

Les soins de support constituent l’ensemble des soins et soutiens nécessaires aux personnes malades tout au long de la maladie, conjointement aux traitements oncologiques ou onco-hématologiques spécifiques lorsqu’il y en a.

La Stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 renforce la place des soins de support dans le parcours des patients et de leurs proches, en les reconnaissant comme un des leviers majeurs permettant de limiter les séquelles et d’améliorer la qualité de vie (Axe II de la Stratégie).

Le DSRC OncoPaca-Corse pilote les actions des feuilles de route de la Stratégie décennale élaborées par les ARS de Paca et de Corse concernant les soins de support et la lutte contre les séquelles.

Le volet réglementaire

Dispositif d’autorisations au traitement du cancer et soins de support

Tout établissement de santé autorisé au traitement du cancer se doit de disposer d’une organisation, mise en place le cas échéant conjointement avec d’autres titulaires d’une autorisation, qui assure à chaque patient tout au long de la maladie l’évaluation des besoins et l’accès aux soins oncologiques de support nécessaires aux patients; le cas échéant, l’accompagnement et l’orientation du patient au plus près de son lieu de vie auprès de l’offre territoriale de soins de support en milieu hospitalier, en médecine de ville ou en milieu associatif. (Art. R. 6123-91-10 du Décret no 2022-689 du 26 avril 2022 relatif aux conditions d’implantation de l’activité de soins de traitement du cancer).

Le panier de référence des soins de support

L’instruction N° DGOS/R3/INCa/2017/62 de février 2017 relative à l’amélioration de l’accès aux soins de support des patients atteints de cancer précise les soins de support à garantir aux patients atteints de cancer et à leurs proches. Elle s’appuie pour cela sur un rapport d’expertise de l’INCa publié en 2016.

Le référentiel organisationnel des soins oncologiques de support de l’INCa

Les principes organisationnels du parcours de soins de support sont présentés dans le référentiel national des soins oncologiques de support (Institut National du Cancer, novembre 2021). Ils rappellent les obligations d’organisation du parcours pour les structures prenant en charge les patients atteints de cancer : repérage / évaluation, prise en charge et orientation des patients au sein de l’hôpital ou en ville, en fonction des besoins et des possibilités proposées.

Consulter le référentiel national des soins oncologiques de support de l’Institut National du Cancer (novembre 2021)

Le répertoire régional des soins de support en cancérologie

Le répertoire des soins de support Paca-Corse-Monaco a pour vocation d’assurer la lisibilité de l’offre en soins oncologiques de support et de faciliter l’orientation des patients et leur accès aux soins. Cet outil a été réalisé à l’attention des professionnels de santé, de l’hôpital comme de la ville mais également des patients.

Cette initiative est portée par le Dispositif Spécifique Régional du Cancer OncoPaca-Corse, mandaté par les ARS Paca et Corse, en réponse à l’Instruction de la DGOS 23 février 2017 visant à l’amélioration de la prise en charge des patients bénéficiant des soins de support.

Les données publiées dans ce répertoire concernent les 9 soins de support du panier de référence de l’INCa.

Focus sur les travaux régionaux Sexualité & Cancer

La santé sexuelle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, mais aussi de la qualité de vie dans son ensemble.

Le cancer et ses traitements impactent très souvent la vie intime et sexuelle des patients et de leurs partenaires. Cinq ans après le diagnostic de cancer, 57,3% des patients rapportent une détérioration substantielle de leur sexualité, importante dans 30,8% des cas. Pourtant, seuls 7,5% des patients ont pu parler de leur vie intime lors de leur consultation initiale, avec peu ou pas de dialogue initié par l’équipe de soins. (La vie cinq ans après un diagnostic de cancer – Rapport INCa 2018)

La santé sexuelle doit être abordée tout au long du parcours : de l’annonce à l’après cancer, et y compris en phase palliative, quels que soient le genre, l’orientation sexuelle et le contexte social du patient. Dépister, mais aussi traiter les dysfonctions sexuelles liées au cancer et à son traitement tendraient à améliorer la satisfaction et le bien-être sexuel et intime du patient et de son partenaire.
(Référentiel Préservation de la santé sexuelle et cancers – Thésaurus – INCa 2021)

Module 1 “Sensibilisation à la santé sexuelle face au cancer”
Module 2 “Mieux orienter et répondre aux besoins des patients”

Focus sur les travaux régionaux Nutrition & Cancer

30 à 50 % des patients atteints de cancer sont potentiellement dénutris dès le début du traitement, tout particulièrement en cas de tumeur des voies aérodigestives supérieures (VADS), de cancer digestif et de cancer du poumon. (source : Synthèse des recommandations nutrition en oncologie, SFNEP, INCa, 2012)

La prise en charge nutritionnelle doit être garantie à chaque étape du parcours du patient et envisagée dès le diagnostic de cancer, avec un repérage des besoins, puis réévaluée à chaque étape thérapeutique. Il s’agit de maintenir ou rétablir dès la phase initiale un état nutritionnel satisfaisant, et de proposer aux patients en rémission ou guéris une éducation nutritionnelle adaptée (alimentation et activité physique).

En 2020, l’Institut National du Cancer a publié un rapport sur le sujet, en fonction des différentes localisations de cancer, à destination des professionnels.

Consulter le rapport « Impact des facteurs nutritionnels pendant et après cancer »

L’état nutritionnel et surtout l’alimentation d’un patient sont souvent impactés par la maladie, le stress de l’annonce et les traitements. Certains patients subissent des effets négatifs : nausées, vomissements, altérations du goût, de l’odorat parfois, perte d’appétit ou d’autres symptômes. C’est pourquoi il est indispensable d’échanger avec les patients sur leur alimentation, et de s’assurer du contrôle de leur poids pour prévenir et dépister une éventuelle dénutrition. 

Outils d’aide à la pratique Nutrition & Cancer



Le DSRC OncoPaca-Corse a initié depuis 2018 des travaux sur la thématique Nutrition & Cancer avec l’appui de son Groupe expert régional. Les outils de bonnes pratiques “Nutrition & Cancer” mis à la disposition des professionnels de santé (et patients) dans notre Bibliothèque des référentiels et outils de bonnes pratiques :

Fiche de repérage de la dénutrition
Fiche dénutrition et soins palliatifs
Fiche d’aide à la prescription “Cancer & EQUIV’CNO”
Fiche “Thérapies orales et prise des repas”
Flyer “Fake news Cancer & Nutrition”
Dernière modification le 23 Juil 2024

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