Prévention et dépistage

Mai Jaune : sensibiliser au cancer de la vessie et mieux repérer les signes d’alerte

Posté le : 27/04/2026

Chaque année au mois de mai, Mai Jaune sensibilise le grand public au cancer de la vessie, un cancer encore trop méconnu. À l’occasion de cette campagne, l’Association Française d’Urologie rappelle un message essentiel : la présence de sang dans les urines ne doit jamais être banalisé (même une seule fois). Ce signe, appelé hématurie, doit conduire à consulter rapidement un médecin.

Le cancer de la vessie : quelques repères

La vessie fait partie de l’appareil urinaire. Le cancer de la vessie se développe le plus souvent à partir des cellules de la muqueuse qui tapisse l’intérieur de la vessie : on parle alors de carcinome urothélial. Selon l’Institut National du Cancer, 13 074 nouveaux cas de cancer de la vessie ont été diagnostiqués en France en 2018, dont 81 % chez l’homme. L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans.

Sang dans les urines : le signe d’alerte à connaître

Le principal signe d’alerte du cancer de la vessie est la présence de sang dans les urines, appelée hématurie. Elle peut être visible à l’œil nu, avec des urines rosées, rouges ou brunes, ou parfois détectée uniquement lors d’un examen urinaire.

D’autres symptômes persistants peuvent aussi alerter, notamment des envies fréquentes d’uriner ou des brûlures urinaires, en l’absence d’infection urinaire ou de calcul identifié. Ces signes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer, mais ils doivent conduire à consulter un médecin.

Dans le cadre de Mai Jaune, l’Association Française d’Urologie met à disposition des fiches prévention (à consulter en cliquant ICI) pour aider le grand public à mieux connaître les signes d’alerte, les facteurs de risque et les bons réflexes à adopter.

Le bon réflexe : en cas de sang dans les urines, même une seule fois, il est important d’en parler rapidement à un professionnel de santé.

Les principaux facteurs de risque

Le tabac est l’un des principaux facteurs de risque évitables du cancer de la vessie. Certaines expositions professionnelles à des substances chimiques peuvent également augmenter le risque, notamment dans des secteurs exposant à des produits utilisés dans l’industrie du caoutchouc, des colorants, des peintures ou encore des hydrocarbures.

D’autres facteurs peuvent aussi être associés à un risque plus élevé, comme certains antécédents de traitements anticancéreux ou de radiothérapie du bas-ventre. L’identification de ces facteurs de risque permet de mieux repérer les personnes qui doivent être particulièrement attentives aux signes urinaires inhabituels.

Focus professionnels de santé : recommandations et outils de référence

Pour les professionnels de santé, les recommandations de l’Association Française d’Urologie constituent des ressources de référence pour la prise en charge des cancers de la vessie. Les recommandations françaises du Comité de cancérologie de l’AFU, actualisation 2024-2026, abordent notamment les tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle, les tumeurs de la vessie infiltrant le muscle…

Consulter les recommandations de l’AFU

Mai Jaune : informer pour mieux repérer

Mai Jaune est l’occasion de rappeler un message essentiel : le sang dans les urines n’est jamais un signe à banaliser. En parler rapidement à son médecin peut permettre d’engager les examens nécessaires et, si besoin, d’organiser une prise en charge adaptée.

Sur le territoire Paca, Corse et Monaco, le DSRC OncoPaca-Corse relaie cette campagne nationale afin de contribuer à une meilleure information des patients, des proches, des aidants et des professionnels de santé autour du cancer de la vessie.

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